Fedora 33 est de sortie !

Publié par Edouard le

Et voilà, une nouvelle version majeure, la Fedora 33 !

Désolé pour le retard quand même, cette nouvelle version est disponible depuis maintenant plus d’une semaine…

Ce qui veut aussi dire que d’ici moins d’un mois, la Fedora 31 ne sera plus maintenue ! Donc pensez à faire vos mises à jour.

Pour rappel, le cycle de vie pour Fedora, c’est une version majeure tous les 6 mois, et seulement les 2 dernières sont maintenues (mises à jour de sécurité, corrections de bugs etc).

Pour la mise à jour en ligne de commande :

sudo dnf install dnf-plugin-system-upgrade
sudo dnf system-upgrade download --refresh --releasever=33
sudo dnf system-upgrade reboot

Les environnements de travail

Comme toujours il s’agit de la partie la plus visible, celle qui intéresse souvent le plus d’utilisateurs.

Pour l’environnement par défaut, Gnome, ce dernier passe en version 3.38.

Dans les changements visibles, on notera surtout la possibilité de réorganiser les icônes dans la grille des applications.

Gnome 3.38 sur Fedora 33

Mais les changements les plus importants restent invisibles, avec toujours plus d’optimisations pour augmenter la fluidité de l’ensemble.

Et c’est vrai que cette nouvelle version de Gnome est encore plus plaisante à l’usage.

A noter que le fond d’écran par défaut est un fond d’écran animé (en fonction de l’heure).

Les autres environnements ne sont pas en reste !

Réservation de ressources pour l’utilisateur

Autre nouveauté, en s’appuyant sur cgroups et systemd, une quantité de mémoire (250Mo ou 10% de la mémoire) sera réservée à la connexion d’un utilisateur. D’autres options pour le CPU, et les IO, sont aussi activées, afin d’assurer que la session se passe au mieux, voire d’améliorer la réactivité sur un système chargé.

Système de fichiers

Un des plus gros changement de cette nouvelle Fedora, est l’utilisation par défaut du système de fichiers BTRFS.

BTRFS étant à l’origine développé par Oracle, en 2007… il a intégré le kernel en 2009 (code stable). Dès 2012, certaines distributions le considère assez stable pour le supporter, mais ce n’es qu’en 2015 que SUSE franchit le pas et le propose par défaut.

Entre temps, les auteurs principaux sont passés de chez Oracle à Facebook; mais le nombre de contributeurs restent toujours aussi important et ils sont variés (RedHat en fait partie).

Cependant RedHat décide pour la RedHat 8 de supprimer le support de BTRFS, alors qu’il était en démo technologique sur les précédentes versions. C’est donc assez surprenant que ce dernier revienne sur la Fedora 33.

En tout cas il s’agit d’un système de fichiers des plus modernes, allant de la conteneurisation (comme LVM en gros), au système de fichiers, avec des fonctionnalités de pooling, de snapshots, et de checksums.

La fonctionnalité snapshots pourra sûrement servir lors des mises à jours système, pour ceux qui auraient déjà eu des soucis (il y en a?), cela permettra de faire des retours arrières. En espérant que ça ne se ressente pas sur les performances.

Changement concernant la swap

Historiquement la swap est une partition sur disque dédiée aux pages mémoire peu utilisées, ou en cas de débordement.

La swap permet donc d’avoir virtuellement plus de mémoire que ce qui est réellement disponible. Et déplacer les données peu utilisées de la RAM vers une partition swap sur le disque, permet aussi d’avoir à disposition en RAM que les données qui sont accédées fréquemment, celles qui ont donc besoin de réactivité.

Avec la Fedora 33, par défaut, la partition swap n’est plus créée sur le disque. L’équipe Fedora a en effet estimé que la swap sur disque était peu utile, et surtout trop lente quand elle était utilisée. J’avoue qu’avec les SSD de nos jours, je la trouvais pas si lente que ça.

La nouvelle fonctionnalité retenue se base sur swap on zram. Il s’agit donc d’un disque virtuel, en RAM… mais compressé ! Alors bien sûr, le disque zram occupe de la mémoire, et le reste sera dédié à vos usages, comme avant. Si la mémoire vient à saturer, la swap on zram fonctionnera comme une swap classique; des pages mémoires y seront donc stockées, afin de libérer votre précieuse RAM. Ce qui semble débile, mais avec la compression, cela fait effectivement libérer de la RAM. Les accès, sont un peu plus lent que la RAM normale, dû à la compression, mais ça reste énormément plus rapide qu’un disque (même SSD).

Si vous souhaitez faire de l’hibernation, il vaudra mieux avoir une 2e partition swap, cette fois sur disque. Le kernel est assez grand pour bien gérer ça.

Changement pour le OOM killer pour KDE !

Le paquet earlyoom est installé par défaut depuis la Fedora 32 Workstation, et se sera maintenant le cas aussi pour la variante Fedora 33 KDE.

Changement de l’éditeur par défaut

Sûrement le changement qui aura fait le plus parler, eclipsant presque l’arrivé de BTRFS, de la swap sur zram, de la réservation des ressources etc. Il s’agit du passage de l’éditeur texte par défaut, quand on est en ligne de commande. Depuis des lustres, vi était l’éditeur par défaut, mais jugeant qu’il était compliqué à utiliser, que personne ne lit la documentation, nano sera donc son successeur à partir de la Fedora 33.

Le paquet proposant vi basique étant toujours installé, il sera aisé de revenir au comportement d’avant (cf $EDITOR).

Les habituelles mises à jour

L’ensemble des bibliothèques GNU C, très importantes, passent en version 2.32.

Python passe en version 3.9, nodeJs en version 14, LLVM en version 11, GoLang 1.15, Perl 5.32, Ruby on Rails 6.0 etc pour ne citer que les principaux.

Conclusion

J’ai basculé sur la Fedora 33 beta depuis quelques semaines/mois, et à part quelques petit soucis sur la gestion des fenêtres sous Gnome, et la perte des connexions LTE/WWAN, rien à redire, c’est tout bon.

Bonne continuation !

Catégories : Fedora

3 commentaires

Bens · 27 novembre 2020 à 11 h 11 min

Certes, la nouvelle fedora 33 est en ligne mais : il y a un grand « MAIS » :
Si on veut la rendre mobile sur disque externe ou clé USB. Alors cela se complique. Dès le premier lancement, elle demande un nom d’utilisateur et un mot de passe qui n’a jamais était créé. Donc premier bug 🐛.
Impossible de la lancer, donc impossible de l’installer par cette méthode.
Par conséquent, cela provoquera automatiquement un rejet des nouveaux ou futures Linuxiennes, Linuxiens.
Certains développeurs et contributeurs ont l’art de faire compliquer les nouveautés simples et démocratiques.
Pour les adeptes du tout libre pour tous, en métaphore : « c’est l’image du groupe fasciste Le Pen en administrateur du gouvernement actuel 2020 de la France et de l’Italie.
Ce soir, je verrai si on peut supprimer ce Bug 🐛.

Quel est votre avis à ce sujet ?

    Edouard · 27 novembre 2020 à 14 h 16 min

    Est-ce que ce bug a été remonté ? Si oui je pense qu’une correction ne va pas tarder. L’installation sur clef USB n’est peut être pas assez répandue, peut être pas testé durant la beta ou les tests days, donc si personne ne remonte le souci, le problème est passé inaperçu.

    C’est ce qui est arrivé avec la gestion des connexions WWAN/LTE. Personne n’a du testé, car c’est peut être rare d’avoir ça sur son portable. Au final le soucis vient de chez Gnome, et est plus ou moins déjà corrigé.

    Bref, tester, tester, tester, toujours. Remonter les bugs/problèmes etc, et être patient.

Fin de vie de la Fedora 31 – Des Logiciels Libres · 23 novembre 2020 à 14 h 07 min

[…] La Fedora 30 terminera sa carrière (EOL pour End Of Life) le 24 novembre 2020 prochain (demain!), soit 1 mois après la sortie de la N+2 (ie la Fedora 33). […]

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